Maintenant on ne peut plus chanter la beauté d’Haïti, il ne reste plus rien. Je me vois astreindre par mon amour patriotique de peindre un tableau de mes frères perdus dans l’indigence. Malgré tout je ne puis oser de dire d’avoir compris leur problème mieux que vous qui lisez mon “blog”. Si j’écris un “blog” la simplicité de mon action est évidente, mes écrits c’est mon arme peut être que vous, vous pouvez utiliser un autre moyen qui peut se prouver mieux agissant que le mien pour conscientiser nos compatriotes haïtiens. La tache est difficile et long le chemin. Les obstacles vont se montrer en grands nombres. Il y aura des jours qu’on va se sentir abattre mais une chose est certain on ne peut surtout pas baisser les bras, on ne peut pas tourner le dos à Haïti, on doit tendre l’oreille à son cri:
Cri Moribond
Le relent de la détresse trône
La disgrâce d’un pauvre pays
Le désespoir l’endeuille
A titre d’une chélidoine flétrie transpercée
Par l’odeur charogne de la ruine
Son sort est celui d’un chien errant mourant
Allongé sur un trottoir
Il vautre sur son grabat
La douleur cinglante lui tend la main
Ses plaies puent
Les pieds, la tête nue, il est déchu,
Ses pas se dirigent vers le trépas
Son espoir s’est évincé par la soif inassouvie
De ses propres progénitures
Il pleure son malheur
Guigné par la malchance
Il a connu toutes sortes de turpitudes
Le brasier de la vaillance s’est agonisé en lui
Le supplice du feu de la misère consume ses entrailles
Qui va par son amour cicatriser ses entailles ?
Nos rancœurs causent le carnage de ses pas d’autrefois
Qui va lui redonner la foi ?
Ecrit Par: Pierre Schlegel
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